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Les Probiotiques et le Pao Pereira: L’approche naturelle pour la lutte contre le Cancer Colorectal

Cancer colorectal” : un terme redoutable qui couvre les cancers de l’intestin, du côlon et du rectum. Les cancers colorectaux constituent la deuxième cause de décès par cancer chez les femmes, et la troisième chez les hommes, et la tendance ne cesse de s’accentuer.

La communauté scientifique  a identifié l’inflammation chronique  comme la cause première de la maladie. Il est devenu apparent que l’inflammation chronique de l’intestin peut conduire au cancer. Et l’inflammation chronique elle-même peut très bien résulter de la présence de bactéries productrices de toxines.

Que pouvons-nous faire pour nous protéger ? Les voies gastro-intestinales et respiratoires abritent des millions de cellules bactériennes.  La qualité de ce microbiome joue un rôle essentiel sur notre santé.

Une bonne flore est essentielle à la santé intestinale.

Des recherches publiées dans le Journal of Medical Microbiology établissent un lien direct entre la mauvaise qualité du microbiome intestinal et un risque accru de cancer de l’intestin. Dr Sandra dos Reis et son équipe confirment  le lien entre microbiome et  cancer de l’intestin. Leur première découverte concerne l’inflammation intestinale : l’inflammation intestinale chronique peut conduire au cancer, et cette inflammation chronique peut très bien avoir été déclenchée par des bactéries productrices de toxines. En effet, certaines bactéries libèrent des molécules qui se collent aux cellules tapissant le côlon, affectant la division cellulaire et pouvant conduire au cancer.

D’autre part, les probiotiques, ou des “bonnes bactéries », peuvent aider.

Le Dr dos Reis et son équipe ont mis en évidence l’importance des bonnes bactéries pour réduire la probabilité de développement d’un cancer de l’intestin bas et même pour réduire la croissance de tumeurs existantes. “En interagissant avec l’hôte et les autres micro-organismes présents dans le microbiote intestinal, ces micro-organismes modulent le fonctionnement de l’organisme entier par différents mécanismes, contribuant à la santé intestinale et systémique » … « Compte tenu de l’importance que revêt l’intestin pour le maintien de notre santé, la consommation régulière de probiotiques peut avoir un impact positif sur la santé. » explique le Dr dos Reis.

Tous les probiotiques ne sont pas créés égaux.

Depuis des années, on nous dit que 70 % de notre intestin est connecté au système immunitaire et que la prise régulière de probiotiques aide les souches saines de bactéries à se multiplier et à rééquilibrer le microbiome. La santé de l’intestin est directement liée à une santé robuste et à une forte immunité. Mais personne ne précise que les bactéries présentes dans  la plupart des produits disponibles sur le marché sont mortes ou dormantes, et seront détruites par l’environnement acide de notre système digestif.  Ceci parce que la majorité des probiotiques actuellement proposés sont administrés sous forme de cellules végétatives (généralement sous forme de préparations lyophilisées) et que ces bactéries ne sont pas sporulées. (1)

Par contraste, les souches sporulées (c’est-à-dire attachées à des spores) sont beaucoup plus efficaces car les endospores qui les encapsulent sont très résistantes à l’acide gastrique, et des probiotiques viables peuvent enfin atteindre et coloniser l’intestin grêle.

Une nouvelle génération de produits probiotiques offre une technologie de pointe : des probiotiques attachés à des spores (assurant une intégrité supérieure des microorganismes, même sans réfrigération) combinés à d’autres ingrédients pour soutenir le foie et assurer une bonne digestion. Les formulations les plus avancées de cette catégorie sont toujours importées d’Europe. Plutôt que de se concentrer sur les milliards de bactéries que chaque capsule pourrait contenir (la plupart de ces bactéries meurent dans l’estomac avant d’atteindre l’intestin), l’intérêt du produit réside dans la qualité des différentes souches qu’il contient, comme le Bacillus subtilis (souche induisant la production de vitamines, permettant la stimulation immunitaire, et inhibant la croissance d’E. coli pathogènes in vitro (2)).

Parmi les autres souches clés, citons le Bacillus coagulans (choisi pour sa capacité de résister aux conditions extrêmes, comme une forte acidité de l’estomac,  qui détruirait d’autres probiotiques (3)) ou le Bacillus Lactobacillus rhamnosus, qui stimule la production de mucus dans le tractus intestinal, favorisant une meilleure élimination des matières fécales (4).

Multiples méchanismes d’action et activité anticancéreuse du Pao Pereira (Flavopéreirine)

Le Pao pereira (Geissospermum vellosii) est un arbre qui pousse dans la forêt tropicale amazonienne. Dans les années 1980, le Dr Mirko Beljanski a été le premier à identifier les propriétés anticancéreuses et antivirales de l’extrait d’écorce de cet arbre.

Avec l’aide de la Fondation Beljanski, de nombreux programmes de recherche ont confirmé l’activité de l’extrait de Pao pereira riche en flavopéreirine sur divers cancers, notamment de la prostate (5), des ovaires (6) et du pancréas (7). Au fil des ans, l’extrait de Pao pereira s’est montré capable d’agir de multiples façons, allant de l’induction de l’apoptose (mort des cellules cancéreuses), de la réduction de l’inflammation par inhibition de Nfκb (8), à l’inhibition de la croissance des cellules dépendantes des androgènes par suppression de la 5α -réductase (9).

Récemment, ces résultats ont attiré l’attention d’une équipe de chercheurs à Taïwan, qui a particulièrement étudié l’activité de la flavopéreirine sur les cellules cancéreuses du côlon. Ils ont conclu que “La flavopéreirine supprime la croissance des cellules cancéreuses colorectales grâce à la signalisation du p53 ” (10).

L’un des objectifs privilégiés de la thérapie anticancéreuse est de forcer la mort des cellules cancéreuses en induisant un processus appelé “l’apoptose”. L’apoptose est un procédé naturel que les cellules utilisent pour protéger l’organisme contre la croissance des cellules endommagées et cancéreuses. Les cellules malignes sont reprogrammées pour s’autodétruire. Les procédés d’apoptose sont complexes – le point de contrôle le plus connu étant le gène p53, responsable de la suppression des tumeurs. Souvent dans les cas de cancers, ce gène est désactivé soit par une mutation, soit par certains régulateurs. Le Pao pereira restaure l’activité du p53 et agit de manière sélective, en déclenchant la mort des cellules cancéreuses, sans aucun effet négatif sur les cellules saines.

Le rétablissement de l’activité du p53 dans les modèles animaux conduit à la suppression des tumeurs de différentes origines (11). Il n’est donc pas surprenant de constater la restauration du p53 dans les cellules cancéreuses du côlon traitées par la flavopéreirine. On peut s’attendre à ce que le Pao pereira provoque l’apoptose de nombreux cancers en renforçant l’activité du p53.

Mirko Beljanski a découvert plusieurs molécules naturelles capables de cibler sélectivement un large spectre de cancers dont l’ADN a été déstabilisé. Beljanski a testé l’activité du Pao pereira sur 16 lignées cellulaires cancéreuses différentes et a observé que l’extrait est sélectivement actif contre toutes les cellules cancéreuses, dont certaines sont chimio-résistantes (12).

Une étude récente sur les cellules cancéreuses colorectales (CRC) conclut que la flavopéreirine, dont le principe actif est un alcaloïde β-carboline naturellement présent dans l’extrait de Pao pereira, supprime les cellules malignes du cancer du côlon, même résistantes aux traitements classiques. C’est un autre exemple de l’intérêt d’une approche naturelle du cancer.

 

Le Jeudi 18 mars 2021 Sylvie Beljanski et Jean-Pierre Chapuis partageront des informations sur les avancées en matière de Cancer Colorectal.

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RÉFÉRENCES

1. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC127533/

2. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmicb.2019.01248/full

3. https://www.healthline.com/health/bacillus-coagulans

4. https://humarian.com/l-rhamnosus-common-probiotic-strain/ 

 

  1. Bemis, D., Capodice, J., Desai, M., Gorroochurn, P., Katz, A. and Buttyan. Beta-Carboline Alkaloid–Enriched Extract from the Amazonian Rain Forest Tree Pao Pereira Suppresses Prostate Cancer Cells. Journal of the Society for Integrative Oncology, Vol 7, No 2 (Spring), 2009: pp 59–65. https://www.researchgate.net/publication/26248012

 

  1. Yu, J. and Chen, Q. Department of Pharmacology, Toxicology & Therapeutics, University of Kansas Medical Center. “The Plant Extract of Pao Pereira Potentiates Carboplatin Effects Against Ovarian Cancer” Pharmaceutical Biology 2014 Jan; 52(1):36-43. https://www.researchgate.net/publication/256608022

 

  1. Yu, J., Chen, Q., and Drisko, J. Department of Pharmacology, Toxicology & Therapeutics, University of Kansas Medical Center. “Inhibition of Pancreatic Cancer and Potentiation of Gemcitabine Effects by the Extract of Pao Pereira” Oncology Reports 2013 Jul; 30(1):149-56. https://www.researchgate.net/publication/236837135

 

  1. Dong Y, Liu J, Xue Z, Sun J, Huang Z, Jing Y, Han B, Shen B, Yan J and Huang R. Pao Pereira extract suppresses benign prostatic hyperplasia by inhibiting inflammation-associated NFκB signaling. BMC Complementary Medicine and Therapies volume 20, Article number: 150 (2020). https://www.researchgate.net/publication/341439152

 

  1. Liu J, Fang T, Li M, Song Y, Li J, Xue Z , Li J, Bu D, Liu W, Zeng Q, Zhang Y, Yun S, Huang R, Yan J. Pao Pereira extract attenuates testosterone-induced benign prostatic hyperplasia in rats by inhibiting 5α-reductase. Scientific Reports (2019) 9:19703. https://www.nature.com/articles/s41598-019-56145-z

 

  1. Li J-M et al. Flavopereirine Suppresses the Growth of Colorectal Cancer Cells through P53 Signaling Dependence. Cancers (Basel). 2019 Jul 22;11(7):1034. https://www.mdpi.com/2072-6694/11/7/1034/htm

 

  1. Sanz G, Singh M, Peuget S, Selivanova G. Inhibition of p53 inhibitors: progress, challenges and perspectives. Journal of Molecular Cell Biology, Volume 11, Issue 7, July 2019, Pages 586–599. https://academic.oup.com/jmcb/article/11/7/586/5532737

 

  1. M. BELJANSKI (posthume), “The anticancer Agent PB-100, Selectively Active on Malignant Cells, Inhibits Multiplication of Sixteen Malignant Cell Lines, even Multidrug Resistant“. Genetics and Molecular Biology 2000, vol 23 nº1, pp. 29. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21559655/